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SILENCE!
sil vous plait!
Mireille Venturelli
Bellinzona
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Le monde se divise en deux catégories:
ceux qui écoutent et ceux qui sécoutent
disait récemment David Rihs, présentateur du téléjournal
de la TSR. Situé dans le contexte de lapprentissage
des langues à lécole, cette affirmation prend
une dimension diachronique de lévolution de lenseignement
de la compétence expression orale. En effet,
nous avons passé par une phase où lélève
écoutait, où la prise de parole consistait à
donner une réponse, à une époque de dialogues
type Cantatrice chauve accompagnée dentrainement
au laboratoire de langues, pour entrer dans lère
du communicatif où cest souvent le beau parleur
(mieux si aussi physiquement beau) qui a raison.
Parlez peu, parlez bien
telle était, semble-t-il, linjonction implicite des
profs de langue à leurs élèves jusquà
il ny a pas si longtemps. En effet, le temps de parole en
classe était limité - voire quasi nul pour les élèves
qui ne connaissait pas la juste formulation de la réponse
attendue mais la qualité des expressions (je ne
dis pas de lexpression) était très correcte,
proche du faux oral, proche aussi de la formulation de lenseignant
quon avait bien écouté.
Pour remédier à cette situation, peu propice au
développement de compétences à loral,
deux axes ont été privilégiés: lévaluation
(sectionnant le score en différents critères observés)
et lenseignement des modalités dinteraction,
techniques de prise de parole, techniques discursives, ainsi que
les enregistrements audio et vidéo des performances délèves.
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